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Les Jardins de Métis et le Festival international de jardins : Une passion qui fait le tour du monde

Ce récit de voyage est commandité par Tourisme Gaspésie.
Alexander Reford est directeur général des Jardins de Métis et cofondateur du Festival international de jardins. Auteur de plusieurs livres, citoyen pleinement engagé dans sa communauté, il veille aussi, avec d’autres bénévoles, à la préservation écologique de la Gaspésie qui lui est chère.

C’est en 1995 qu’il prend la décision de « s’échapper de la grande ville de Toronto » pour retrouver le fleuve et l’air frais et salin de Grand-Métis, en Gaspésie, où il prendra la direction des Jardins de Métis. Pour cet universitaire originaire de l’Outaouais et historien de formation, l’aventure qui se présente alors à lui a quelque chose d’irrésistible. Elle allait lui permettre de préserver et de mettre en valeur un héritage familial exceptionnel : la villa Estevan et le domaine que sa famille avait habités régulièrement depuis 1887. Sans oublier l’œuvre d’une vie, ces jardins que son arrière-grand-mère Elsie Reford avait aménagés, véritable joyau au cœur de la région.

« La liberté d’intervention que je possède ici a un très grand attrait pour moi. Je peux réaliser plein de projets comme ceux que j’ai faits depuis des années avec mon équipe, et on peut les partager avec un large public. »

C’est ainsi que le Festival international de jardins a vu le jour en 2000, entre autres pour séduire de nouveaux publics et attirer de jeunes créateurs de partout dans le monde.

« Nous voulions d’abord donner envie à des jeunes, pour qui l’aspect naturel de la Gaspésie n’est pas un attrait principal, de venir nous visiter. On pensait aux vrais consommateurs culturels (au designer de mode à Montréal, à l’architecte à Toronto ou à l’artiste à New York) qui voyagent beaucoup, qui vont aller à Bilbao, à New York ou à Londres voir une expo d’architecture, par exemple.

« Nous voulions aussi offrir, à de jeunes créateurs en architecture de paysage, un lieu de création de jardins contemporains et une vitrine stimulante. À l’époque, il y avait en général une attitude conservatrice envers le design de jardin.

« Nous voulions enfin positionner le Festival comme une destination de design et faire de Grand-Métis un jardin qui entretiendrait un dialogue entre l’histoire et la modernité, le passé et le futur, et qui établirait un pont entre deux langages qui étaient encore cloisonnés à l’époque.

« Aujourd’hui, ces objectifs sont atteints. De l’étranger, notre Festival international de jardins est vraiment vu – et ce n’est pas une exagération ! – comme le plus important festival du genre en Amérique du Nord et le deuxième à l’échelle mondiale.

« Ceux qui répondent à nos appels de candidatures depuis 11 ans sont des architectes paysagers qui veulent explorer un aspect de leur pensée qu’ils n’ont pas l’occasion d’approfondir dans leur pratique. Ils ont envie de se présenter devant un autre public ou parfois de faire une percée sur le marché nord-américain. C’est pourquoi, chaque année, on a de 150 à 300 personnes, de partout dans le monde, qui participent au concours et qui désirent que leur projet figure parmi les quatre à six retenus.

« Ce qui nous a touchés par le passé et qui continue de nous toucher beaucoup, c’est qu’on reçoit chaque année une cinquantaine de concepteurs – de Montréal, de Berlin, de Londres, de Toronto, de New York, etc. – qui viennent en général pour la première fois en Gaspésie. Pour la plupart d’entre eux, c’est aussi une première visite dans un milieu rural.

« On sait que la qualité de l’accueil, la beauté du territoire et des lieux, l’impressionnant fleuve les enchantent. Cette occasion de passer une semaine ou deux sans que le bureau les talonne, loin des courriels quotidiens et même des obligations familiales leur donne un espace de ressourcement qui marque leur vie et leur carrière.

« C’est devenu une famille d’amis à l’échelle mondiale qui est très intéressante pour un site comme le nôtre. Sans le Festival, ils ne seraient probablement jamais venus jusqu’ici. On a acheté une sorte de corps diplomatique étranger assez impressionnant maintenant avec au-delà de 400 personnes qui sont passées par ici et qui deviennent nos ambassadeurs partout dans le monde en nous recommandant d’autres créateurs ou en nous envoyant des journalistes. »

Cette effervescence a donné lieu, au fil des ans, à une diversification des projets. En plus des jardins réalisés sur le site, d’autres sont exportés et reproduits à l’extérieur de la région : à la place de la Dauversière, à Montréal, au festival Canada Blooms, à Toronto, à l’Olympic Plaza, à Calgary, de même qu’en France, en Italie ou au Royaume-Uni.

À peine revenu d’un court séjour à Lévis où il est allé donner une conférence, Alexander Reford confirme qu’il refuse rarement une invitation au pays ou à l’étranger. « L’objectif, c’est toujours de convaincre de 10 à 40 personnes de venir visiter nos jardins et notre Festival. »

« Les gens me demandent souvent ce que je fais pendant l’hiver, comme si un jardin ne se gérait que pendant trois mois! La réalité, c’est qu’on a la taille d’une PME et que, comme toutes les entreprises touristiques, on doit travailler fort avec des moyens limités pour rayonner. »

Avec la passion qui anime Alexander Reford et tous les projets qu’il a en tête, parions qu’il nous réserve bien des surprises.
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Commentaires (1)

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  • 27 mai 2011 à 9 h 06

    Bravo!

    « Bravo à monsieur Reford pour ce site exceptionnel! »
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