Québec maritime
Chercher

Rivière-du-Loup, un endroit trop peu connu pour observer les baleines dans le Saint-Laurent!

Ce récit de voyage est commandité par Tourisme Rivière-du-Loup.
Jean-Pierre Sylvestre est photoreporter animalier. Biologiste spécialisé dans les mammifères marins, il partage son temps entre le fleuve Saint-Laurent, l’Argentine et l’Antarctique pour suivre la route de ses passions : les baleines. Il a écrit plusieurs livres dont le plus récent, Les baleines et autres rorquals, est édité chez Delachaux & Niestlé, collection « Les sentiers du naturaliste ». Il a choisi le Bas-Saint-Laurent comme pied à terre entre ses voyages.

Nous avons demandé à Jean-Pierre Sylvestre pourquoi, année après année, il revient comme guide sur le Cavalier des Mers, navire de croisière aux baleines basé à Rivière-du-Loup. Voici un résumé des propos qu’il nous a tenus.

On pense facilement à Tadoussac pour l’observation des baleines, mais peu à la rive sud du fleuve; pourtant les animaux marins sont plus nombreux ce côté-ci!

En plus des petits rorquals et des rorquals communs aperçus régulièrement, et des occasionnelles baleines à bosse (mégaptères), un troupeau de bélugas fréquente le fleuve à plein temps près de Rivière-du-Loup. Ces cétacés sont territoriaux : on les voit souvent du quai et ils suivent à peu près les mêmes corridors de circulation, entre l’île aux Lièvres, l’île Verte et l’île aux Coudres. Comme cette zone est peu fréquentée par les embarcations, ces animaux curieux vont souvent vers les visiteurs.

Chaque rencontre avec une baleine est unique et chaque sortie, différente des autres, suivant une foule de facteurs. Seule la magie est constante! Être guide me permet de sortir en mer tous les jours; je suis un spectateur privilégié!

L’été dernier par exemple, nous avons observé l’accouplement de bélugas à moins de 5 km au large de Rivière-du-Loup. Lors d’une autre sortie, près de l’île aux Lièvres, nous avons assisté au rassemblement d’un rorqual bleu, d’un mégaptère et d’un rorqual commun en train de se nourrir. Dans un pareil moment, inutile de parler ou d’aller plus loin : on arrête, on se tait et on admire!

Les baleines aiment jouer avec les navires; un jour, alors que des visiteurs se trouvaient sur la passerelle surmontant l’étrave, trois rorquals communs ont littéralement foncé vers eux pour ne plonger qu’au tout dernier moment; ces visiteurs ont eu la frousse, mais il n’y avait aucun danger, bien entendu.

Une autre fois, une baleine bleue a fait surface à environ un mètre, parallèlement au bateau, comme si elle voulait s’y mesurer.

Je me souviens aussi de ce baleineau qui s’est éloigné de sa mère pour venir toucher la coque du bout de son museau. Ces quelques secondes d’émotion pure valent des heures d’attente!

En plus, Rivière-du-Loup est facilement et rapidement accessible par l’autoroute 20, à 4 h 30 de Montréal et 2 h de Québec. Il n’y a aucune raison de ne pas y venir!
Ajouter un commentaire

Commentaires (0)

Ajoutez votre commentaire


Il n'y a aucun commentaire pour ce récit.
  • Jean-Pierre Sylvestre, photoreporter animalier
  • Observation des baleines sur le Saint-Laurent à partir de Rivière-du-Loup
  • Observation des baleines sur le Saint-Laurent à partir de Rivière-du-Loup

Je veux m'abonner aux infolettres du Québec maritime!

M'inscrire
Copyright © Québec maritime 2012
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt