Le blogue du Québec maritime

7 phares à l’histoire particulière
  • Phare de l’île Verte
    Mathieu Dupuis

7 phares à l’histoire particulière

Érigés en bordure du Saint-Laurent, les phares du Québec côté mer sont des témoins importants de l’histoire maritime. Ils ont tenu bon à travers les années et les tempêtes, guidant les équipages à travers la nuit et le brouillard. Chaque phare détient une histoire unique. En voici 7 qui vous fascineront!

Un témoin de la pire tragédie maritime du Canada

Le phare de Pointe-au-Père

Dans la nuit du 29 mai 1914, au large de Pointe-au-Père, au Bas-Saint-Laurent, l’Empress of Ireland est frappé par le charbonnier norvégien Storstad. Le navire transatlantique qui devait se rendre à Liverpool coule en 14 minutes, faisant 1012 victimes parmi les 1477 passagers. En grimpant les 128 marches du phare de Pointe-au-Père (le deuxième plus haut au Canada), vous pourrez admirer les eaux qui  ont été la scène de cette tragédie. Le musée Empress of Ireland, juste derrière le phare, vous fera revivre ce naufrage minute par minute!

Le plus vieux du Québec

Le phare de l’île Verte

Érigé en 1809, le phare de l’île Verte est le tout premier du Saint-Laurent. Il est d’ailleurs le 3e plus vieux phare au Canada! Sa construction illustre bien l'expansion de la navigation et du commerce qui marquait l’époque. Pour être témoin vous aussi de son rôle dans l’histoire, rendez-vous sur l’île Verte, au Bas-Saint-Laurent, séjourner dans les maisons des gardiens de phare, qui ont gardé leur charme et authenticité d’autrefois. Vous pourrez vous endormir au son des vagues et sous la lumière bienveillante de phare balayant le fleuve.

Le plus haut du Canada

Le phare de Cap-des-Rosiers

Situé tout près du parc national Forillon, en Gaspésie, le phare de Cap-des-Rosiers brille par son immensité. Grâce à son emplacement, sa conception, sa construction et ses matériaux, il a une grande valeur patrimoniale, en plus d’être un réel symbole pour la région. Il vous est possible de gravir ses 122 marches pour accéder à une splendide vue sur le golfe du Saint-Laurent et ses mammifères marins! Encore aujourd’hui, le phare sert de guide aux marins et aux pêcheurs côtiers.

Un phare voyageur

Le phare de Pointe-à-la-Renommée

Un peu plus au nord de la péninsule gaspésienne, sur la 132, se trouve le Site historique de Pointe-à-la-Renommée qui en a beaucoup à vous apprendre! Un tout premier phare y est installé en 1880 à la suite de nombreux naufrages (il sera remplacé en 1907). En 1902, on y met en place le premier réseau de stations de radiotélégraphie maritime au pays! Vous pourrez tout connaître de cet événement historique national en visitant l’exposition « Marconi, histoire des communications et radio ». Et pourquoi l’appelle-t-on le phare voyageur? Abandonné, il avait été déplacé en 1977 dans le port de Québec. Grâce à la mobilisation de la communauté, le phare a été rapatrié à son emplacement d’origine 20 ans plus tard, puis ouvert au public. 

Un système d’horlogerie d’origine

Le phare de La Martre

Avec sa structure de bois unique de forme octogonale et sa couleur rouge vif, le phare de La Martre captera votre attention sur la route 132! Arrêtez-vous pour l’admirer de plus près, et observer son module d’éclairage qui tourne encore aujourd’hui grâce au système d’horlogerie d’origine. À travers ses expositions, vous pourrez en apprendre davantage sur l'évolution technique du phare ainsi que sur l’histoire de deux naufrages ayant survenu à proximité.

La maison d’un naturaliste célèbre

Le phare de l'île aux Perroquets

L’histoire de la station de phare de l'île aux Perroquets est charmante. Située dans la réserve de parc national de l'Archipel-de-Mingan, en Côte-Nord, l'île aux Perroquets voit son phare s’ériger en 1888. Le tout premier gardien fut Henry de Puyjalon, un naturaliste français qui marqua la région par ses ouvrages sur la vie sauvage dans le nord du Québec. On peut aujourd’hui suivre ses traces en séjournant sur l’île, puisque la Corporation de l’île aux perroquets a sauvé les maisons du gardien et de son assistant et les a transformées en gîtes 4 étoiles! Improvisez-vous gardien de phare, et partez à l’aventure pour observer les célèbres macareux moines, ces perroquets de mers qui donnent leur nom à l’île.

Un refuge d’oiseaux marins

Le phare du Rocher aux Oiseaux

Ce phare est bien connu aux Îles de la Madeleine, car il trône sur le fameux rocher aux Oiseaux, un refuge pour plusieurs colonies d'oiseaux marins. Bien qu’il ne soit pas accessible aux visiteurs, il est possible de l’apercevoir lors d’une sortie en bateau pour admirer la faune ailée aux alentours (fous de Bassan, petits pingouins, mouettes tridactyles, etc.). À la vue du rocher de grès rouge, vous comprendrez la nécessité du phare! Il fallait bien sûr avertir les marins de la présence de cette masse, isolée en plein milieu du golfe du Saint-Laurent. Il est d’ailleurs le seul phare toujours opérationnel aux Îles.

L’histoire maritime vous passionne? Vous aimeriez en savoir plus sur ces sentinelles? Suivez la route des Phares lors de votre séjour dans nos régions!

Auteur Marie-Eve Lagacé

Gaspésienne d’origine, Marie-Eve Lagacé adore l’écriture autant que son coin de pays! Imaginez la joie qu’elle ressent alors qu’elle peut combiner les deux en tant que responsable du blogue du Québec maritime! Ses sujets de prédilection? Les gens, la culture locale et les trésors insoupçonnés, voire insolites, que cachent nos régions. Bien qu’elle soit plus du type à relaxer avec un petit café et un bon livre, elle aime aussi se balader à la découverte de nouveaux paysages, ou encore nager avec les saumons de la rivière Matapédia!

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(2) commentaires

Gilberte Thibault

Super intéressant ces phares

Jean-Claude Tardif

Le plus intrigant est sans contredit le phare du Rocher aux oiseaux. Mais mon préféré demeure celui de l’île Verte.

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Merci de nous avoir partagé votre commentaire :) Nos phares sont tellement captivants!