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Ornithologie au Bas-Saint-Laurent : de belles observations à faire en automne
  • Le Bas-Saint-Laurent est un lieu de prédilection pour observer les oiseaux
    Marc Loiselle

Ornithologie au Bas-Saint-Laurent : de belles observations à faire en automne

Le Bas-Saint-Laurent est un lieu de prédilection pour observer différentes espèces fauniques, notamment les oiseaux. Bordée par le Saint-Laurent, la région est propice à l’alimentation de la faune ailée, qui y trouve un garde-manger bien rempli où se nourrir durant leur migration automnale. Afin de vous en apprendre davantage sur les lieux accessibles pour l’ornithologie ainsi que sur les espèces à repérer, Le Québec maritime s’est entretenu avec Jean-Étienne Joubert, naturaliste au Comité ZIP du Sud-de-l’Estuaire.

Pygargue à tête blanche au parc national du Lac-Témiscouata© Sépaq

Pour M. Joubert, il ne fait aucun doute que la région soit parfaite pour les passionnés d’ornithologie. « Le Bas-Saint-Laurent suit le sud de l’estuaire du Saint-Laurent, qui est une voie migratoire importante, pas seulement pour les oiseaux aquatiques, mais aussi pour beaucoup d’oiseaux terrestres, comme les oiseaux de proie » explique-t-il. Il affirme aussi que c’est au sud de l’estuaire que l’on retrouve davantage de côtes basses propices à l’établissement de marais côtiers, qui sont utilisés comme haltes migratoires et comme aires de nidification. C’est le cas pour certaines espèces en péril, dont le hibou des marais, le bruant de Nelson et le râle jaune.

Eiders à duvet© Jacques Larivée

Un autre facteur est la rencontre de deux milieux dans l’estuaire, soit entre les eaux qui proviennent de l’Atlantique Nord et l’énorme cours d’eau douce qu’est le Saint-Laurent, ce qui attire bon nombre d’espèces de ces différents environnements. La dernière explication, mais non la moindre, est la mosaïque d’habitats : forêts de feuillus, forêts mixtes, forêts de conifères, plages, marais salés, herbiers de zostères marines, falaises, embouchures de rivières, sans compter les nombreuses îles!

Une foule de lieux pour vos observations

D’est en ouest, aux abords du Saint-Laurent, de nombreux endroits sont accessibles aux ornithologues aguerris ou en herbe. En voici quelques-uns suggérés par M. Joubert :

D’autres endroits un peu plus loin du littoral sont aussi propices à l’observation des oiseaux : la chute Neigette, le Village des Sources, le Canyon des Portes de l’Enfer , le lac Saint-Mathieu et le parc national du Lac-Témiscouata.

8 espèces emblématiques à contempler l’automne

Voici les espèces « emblématiques » du Bas-Saint-Laurent à observer l’automne :

Macreuses à front blanc© Jacques Larivée

Il est aussi possible d’observer : le canard colvert, pratiquement toutes les espèces de goélands régionaux, la sarcelle d’hiver, le garrot à œil d'or et le garrot d’Islande, le faucon pèlerin, le pygargue à tête blanche, le busard Saint-Martin, le cormoran à aigrettes, plusieurs petits oiseaux passereaux (bruants, grives, parulines, etc.), le plongeon huard et catmarin, le harfang des neiges, le bihoreau gris, la mésange à tête brune, le geai bleu, etc.

Pour en savoir davantage :

Jean-Étienne Joubert, un passionné © Comité ZIP du Sud-de-l'Estuaire

Jean-Étienne Joubert est ornithologue amateur depuis l’âge de 8 ans. Il a travaillé pour divers organismes pour la réalisation d’inventaires d’oiseaux et de travaux de sensibilisation à l’environnement. Sa formation d’enseignant en art visuel lui permet de développer des outils d’éducation faisant le pont entre la science et le grand public. Il est chargé de projet en éducation relative à l’environnement et ornithologue pour le Comité ZIP du Sud-de-l’Estuaire depuis 2009. Cet organisme est l’un des 13 comités ZIP œuvrant pour la mise en valeur et la protection du Saint-Laurent entre la frontière ontarienne et les Îles-de-la-Madeleine. Chaque comité ZIP couvre un territoire distinct et celle du sud de l’estuaire dessert 380 km de côtes de Montmagny à Matane. La mission de l’organisme est de promouvoir et soutenir, par la concertation régionale, les actions visant la protection, la conservation, la réhabilitation des milieux perturbés et l’accessibilité au fleuve Saint-Laurent dans une perspective de développement durable. L’équipe a réalisé divers projets de restauration des berges, d’étude scientifique, de sensibilisation à la faune et à la flore et d’éducation aux risques côtiers dont l’un d’eux lui a valu le prix Phénix de l’environnement : la plus haute distinction en protection de l’environnement au Québec.

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