Le blogue du Québec maritime

La route Blanche : un sentier motoneige pas comme les autres
  • La route Blanche
    Dizi films

La route Blanche : un sentier motoneige pas comme les autres

Une aventure hors de commun attend les motoneigistes en Basse-Côte-Nord, là où la route 138 prend fin pour laisser place à la route Blanche. Pour comprendre l’importance de ce circuit et son aspect unique, nous nous sommes entretenus avec Ken McDonald, passionné de motoneige et producteur d’émissions de télévision sur les sports motorisés.

Une réalité différente

Accompagné d’un cameraman et d’un ami, Ken a parcouru la route Blanche à l’hiver 2019. « Ça faisait partie de ma bucket list de motoneigiste. Savoir qu’il y a cette route-là, si particulière… Je voulais aller voir ce qu’il en était ».  Et il n’a pas été déçu!

Ce sentier balisé d’une longueur de 500 km s’étend de Kegaska à Blanc-Sablon et est entretenu par Transports Québec. Il permet de relier entre elles les localités de la Basse-Côte-Nord en l’absence de réseau routier continu. « C’est exceptionnel de voir à quel point, pour nous, la motoneige est un loisir, mais pour eux, c’est un mode de vie. On ne s’attendait pas à ce que la motoneige soit si importante. On arrive dans des villages où il y a 7-8 pieds de neige dans le chemin, aucune auto qui roule, tout le monde se promène à motoneige... C’est dépaysant! » raconte Ken.

Il nous explique aussi que l’hiver, c’est comme si la vie reprenait. Les habitants se déplacent plus facilement d’un village à l’autre (pas besoin de prendre le bateau). Il y a donc plus d’occasions de se rassembler, par exemple lors de fêtes de famille, de mariages, ou pour des parties de hockey.

Un vaste paysage et des gens chaleureux

La route Blanche longe le littoral du golfe du Saint-Laurent, traversant des décors glacés et enneigés, parsemés de lacs et de rivières. « Les paysages sont incroyables! On a souvent de beaux points de vue plus élevés, où on distingue l’étendue et on réalise à quel point c’est vaste. Entre les villages, tu as le sentiment d’être seul au monde. Tu regardes autour de toi et tout ce que tu vois, c’est cette trace de motoneige et, parfois, des traces d’animaux. Tu réalises que tu es en train d’accomplir quelque chose que malheureusement pas tant de gens ont fait encore » affirme Ken.

Et il y a bien sûr les charmants petits villages qu’on croise sur notre parcours. Selon Ken, l’accueil des gens y est exceptionnel! « Que ce soit la personne qui travaille au poste d’essence, qui entretient le sentier, qui met du bois dans les refuges, tout le monde est hyper chaleureux. Même si tu n’as pas besoin d’aide, ils vont proposer de t’aider, pour s’assurer que tu passes un beau séjour! ».

Bien se préparer

Lorsqu’on entreprend une expédition de la sorte, une bonne préparation est de mise. « La planification de l’itinéraire, c’est très important, mentionne Ken. Il faut aussi se fier aux locaux sur place, pas seulement à la distance qu’on est habitué de faire. Les gens du coin connaissent les endroits où s’arrêter pour admirer le paysage et les obstacles qu’il pourrait y avoir ». N’hésitez donc pas à discuter avec eux!

Selon Ken, vous devez bien connaitre la mécanique de votre motoneige et anticiper ce qui pourrait briser. Par exemple, la courroie de rechange pour l’embrayage de la motoneige est un incontournable. Il conseille aussi d’avoir des grattoirs à glace pour empêcher le moteur de surchauffer. Pour ce qui est des vêtements, il faut en avoir de rechange, mais il vaut mieux avoir de l’équipement que vous avez déjà testé avant. Vous trouverez une liste de matériel de base à prévoir dans le billet « Je pars en voyage à motoneige et j’apporte… ».

À savoir 

  • Le sentier est classé « expert » et un guide-accompagnateur est nécessaire si vous n’avez jamais fait ce genre d’expédition.
  • Le téléphone cellulaire ne fonctionne pas à plusieurs endroits sur la route Blanche. Il est donc recommandé de voyager avec au moins un autre motoneigiste et que l’un d’entre vous ait une formation de secourisme.
  • Des services de restauration et d’hébergement ainsi que des postes d’essence se trouvent dans la plupart des localités, le long de la route.
  • Si les conditions météorologiques se détériorent, les motoneigistes peuvent s’arrêter dans l’un des 21 refuges entretenus par Transports Québec (à utiliser en cas d’urgence).

Ken McDonald est d’avis qu’un motoneigiste expérimenté peut traverser sans problème la route Blanche, mais il doit certainement avoir un esprit d’aventure! Un dernier conseil de sa part : prenez le temps de bien profiter du voyage et de découvrir tout ce que la Basse-Côte-Nord a à offrir!

Pour plus d’information sur la route Blanche et pour connaître les entreprises qui offrent des forfaits avec un guide-accompagnateur, visitez le site de Tourisme Côte-Nord.

Auteur Marie-Eve Lagacé

Gaspésienne d’origine, Marie-Eve Lagacé adore l’écriture autant que son coin de pays! Imaginez la joie qu’elle ressent alors qu’elle peut combiner les deux en tant que responsable du blogue du Québec maritime! Ses sujets de prédilection? Les gens, la culture locale et les trésors insoupçonnés, voire insolites, que cachent nos régions. Bien qu’elle soit plus du type à relaxer avec un petit café et un bon livre, elle aime aussi se balader à la découverte de nouveaux paysages, ou encore nager avec les saumons de la rivière Matapédia!

Laisser un commentaire
*

(0) commentaire