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Où faire de la randonnée pédestre en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent
  • Parc national du Bic
    Marc Loiselle

Où faire de la randonnée pédestre en Gaspésie et au Bas-Saint-Laurent

La Gaspésie et le Bas-Saint-Laurent sont des régions qui ont beaucoup à offrir aux randonneurs grâce aux forêts et aux montagnes qui s’y trouvent, dont les célèbres monts Chic-Chocs, mais aussi grâce aux parcs nationaux qui en assurent la préservation et l’accessibilité. Je vous partage ici quelques suggestions suite à mes expériences personnelles. Si vous prévoyez un voyage dans l’une de ces régions, vous voudrez peut-être ajouter l’un de ces sentiers à votre liste de lieux à découvrir.

 

EN GASPÉSIE

Le parc national de la Gaspésie

À lui seul, le parc national de la Gaspésie compte plus de 100 kilomètres de sentiers pédestres. On y trouve 25 sommets de plus de 1 000 mètres sur un immense territoire inhabité d’environ 800 kilomètres carrés, ce qui en fait la Mecque des destinations pour les amateurs de randonnée en montagne au Québec.

C’est grâce à un groupe d’amis, fervents amateurs de randonnée pédestre, que j’ai eu mon introduction au parc national de la Gaspésie. J’ai d’ailleurs eu mon premier coup de foudre pour la Gaspésie grâce à ce voyage. Pour notre première randonnée, nous avions choisi le sentier du mont Albert, l’un des plus difficiles, mais aussi l’un des plus impressionnants.

Au sommet du Mont-Albert © Tanya Paquet

J’ai grandement apprécié le sentier puisqu’on peut mesurer son progrès au gré des belvédères que l’on croise sur son chemin. Tous les efforts pour atteindre son sommet, à 1 070 mètres d’altitude, en valent le coup, car une fois en haut, c’est époustouflant de voir le panorama montagneux qui s’étend vers l’horizon, et ce, dans tous les sens. On se sent au sommet du monde!

Aucun besoin, toutefois, d’affronter le sentier du mont Albert pour accéder à de magnifiques points de vue. Le parc offre des sentiers pour tous les types de randonneurs. Je pense au sentier de la chute Sainte-Anne (facile) qui longe la rivière et qui permet d’accéder à la chute ou, encore, à celui du lac aux Américains (facile) où l’on peut voir les traces laissées par l’érosion glaciaire. Si l’aventure du mont Albert vous tente, mais que vous ne souhaitez pas fouler les 17,2 kilomètres nécessaires pour faire cette boucle, vous pourriez essayer les sentiers la Saillie (intermédiaire), la Serpentine (difficile) et la chute du Diable (intermédiaire) qui en sont des sections.

Les mordus voudront, quant à eux, pousser l’audace jusqu’à entreprendre « La Grande Traversée », qui traverse le parc sur 110 kilomètres. Ce tronçon fait partie du Sentier international des Appalaches (SIA), qui s’étend du mont Katahdin, au Maine, jusqu’au cap Gaspé, dans le parc national du Canada Forillon, et parcourt une distance de 850 kilomètres sur le territoire gaspésien.

 

Parc national du Canada Forillon

Si le parc national de la Gaspésie m’a complètement charmée, le parc national du Canada Forillon m’a carrément laissée sans mots.

Ce sont les falaises immenses qui s’étirent jusque dans le golfe du Saint-Laurent qui m’ont d’abord impressionnée. La paroi rocheuse est imposante, et je ne peux m’empêcher de penser que c’est le bout de notre continent.

Forillon vue du sentier Mont-Saint-Alban © Tanya Paquet

J’ai également été frappée par toute l’histoire dont le secteur de Forillon a été témoin. J’ai peine à croire que ce territoire à l’allure sauvage a été le domicile de centaines de pêcheurs au 19e et au début du 20e siècle. D’ailleurs, une visite s’impose au site patrimonial de Grande-Grave pour en apprendre plus sur le mode de vie peu banal de ces derniers.

Question d’admirer Forillon de plus près, ou plutôt, de plus haut, nous avons choisi le sentier du mont Saint-Alban. Ce sentier mène à une tour d’observation qui permet d’admirer le paysage à 360°. On peut donc y voir l’étendue du parc Forillon, la mer à perte de vue et, par temps clair, on peut même apercevoir le rocher Percé et l’île Bonaventure! Quelle belle récompense après avoir fait l’ascension des 280 mètres qui mènent au sommet.

Que vous soyez amateur d’histoire ou amoureux des beaux paysages, il y a certainement plusieurs sentiers qui vous enchanteront! Certains sentiers empruntent le même tracé que le SIA : les Lacs, les Crêtes, les Graves et une partie du sentier du mont Saint-Alban. Les deux premiers sont de niveau avancé et sont généralement parcourus sur quelques jours. Ils vous offrent donc l’occasion de vivre une expérience particulière et de passer la nuit en forêt, sur un des emplacements de camping sauvage du parc.

 

Parc national de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé

La randonnée sur l’île Bonaventure a généralement comme finalité l’observation des fous de Bassan. C’est tout simplement incontournable! Sur l’île, les 4 sentiers mènent au site d’observation, mais celui qui permet d’y accéder le plus rapidement est le sentier des Colonies.

Une des choses qui saisit le plus, c’est d’entendre les oiseaux crier de plus en plus fort au fur et à mesure que l’on se rapproche du site d’observation. Une fois à destination, des milliers d’oiseaux vous attendent et vous souhaitent la bienvenue dans un spectacle saisissant.

Je vous recommande de ne pas revenir sur vos pas et d’opter pour un autre sentier sur le chemin du retour :

  • le sentier des Mousses vous permet d’accéder à des belvédères où l’on peut admirer les côtes de Gaspé;
  • le sentier Chemin-du-Roy circule en bordure des falaises et des plages vous donnant l’occasion d’apercevoir différentes espèces d’oiseaux et, peut-être même, des baleines;
  • le sentier Paget traverse l’île et permet d’observer sa végétation et sa constitution géologique singulières.

 

AU BAS-SAINT-LAURENT

Parc national du Bic

Le parc national du Bic possède un caractère charmant en raison de sa petite taille : seulement 33,2 kilomètres carrés, dont 14,4 en milieu marin. En le parcourant, on découvre un parc empreint d’histoire humaine, un écosystème riche pour la faune qui l’habite et, surtout, des paysages incroyables composés de caps, d’îles, d’ilots, de grèves et du fleuve Saint-Laurent. Le parc national du Bic compte une trentaine de kilomètres de sentiers qui mènent à différents points de vue pour l’admirer sous ses meilleurs angles.

Parc national du Bic vu du Chemin-du-Nord © Le Québec maritime

À ma première visite au parc national du Bic, j’avais rendez-vous avec des phoques! L’observation des phoques dans leur habitat naturel est l’un des principaux attraits du parc. Après étude des marées, nous nous sommes dirigés dans le secteur du Cap-Caribou, un de meilleur endroit pour l’observation à marée basse, en empruntant le sentier des Anses.

Je répète souvent à qui veut l’entendre qu’une visite au parc national du Bic est une excellente introduction au plein air pour les enfants. Beaucoup de ses activités d’interprétation visent spécifiquement les jeunes, et plusieurs des sentiers de randonnée pédestre qui sillonnent le parc sont courts et de niveau facile. De plus, les occasions d’apercevoir les différentes espèces d’animaux qui y habitent (phoque, chevreuil, orignal, renard, pékan, lièvre, écureuil, etc.) sont fréquentes.

 

Alors qu’attendez-vous pour chausser vos bottes de randonnée et partir à la découverte de tous ces sentiers? Pour plus d’informations ou pour planifier votre séjour, consultez notre site Web.

Auteur Tanya Paquet

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