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Bas-Saint-Laurent : destination rêvée!
  • Le Bic, Bas-Saint-Laurent
    Mathieu Dupuis

Bas-Saint-Laurent : destination rêvée!

Interpellant autant les actifs que les contemplatifs, et ce, peu importe la saison, le Bas-Saint-Laurent ne cesse de nous éblouir! Les lignes qui suivent vous permettront d’en apprendre plus sur cette région parfois méconnue du Québec et, nous en sommes convaincus, de tomber (ou de retomber) sous son charme. Prêt? On vous transporte dans le Bas-du-Fleuve, un univers paisible, mais loin d’être ennuyeux!

Sa géographie

On peut se rendre au Bas-Saint-Laurent de bien des façons, dépendamment d’où on arrive. En voiture de Montréal ou de Québec, on suit l’autoroute 20 ou la route 132 vers l’est, et de la Gaspésie, on suit la 132 vers l’ouest. Des traversiers font aussi la liaison entre la rive nord du Saint-Laurent, dans Charlevoix et en Côte-Nord, et le Bas-Saint-Laurent. La région partage également ses frontières au sud avec le Nouveau-Brunswick et les États-Unis (Maine). On peut bien sûr se rendre à destination en prenant l’avion, puis en louant une voiture pour son séjour.

Pas moins de 3 grandes routes touristiques traversent le territoire, avec chacune leurs particularités. La route des Navigateurs nous emmène à longer le Saint-Laurent, en proposant une panoplie d’escales historiques, culturelles et maritimes. La route des Frontières, du Kamouraska au Témiscouata, rappelle la proximité avec le Nouveau-Brunswick et les États-Unis et l’histoire reliée à la réalité des territoires frontaliers. Plus récent circuit signalisé au Québec, la route des monts Notre-Dame nous fait traverser une chaîne de montagnes vieille de quelque 200 millions d’années. Cette diversité de routes et de décors plaît particulièrement aux adeptes de vélo et de moto!

Ses paysages

La mosaïque de panoramas à laquelle nous sommes exposés dans cette région est impressionnante! Le Saint-Laurent et tout l’aspect maritime teintent les côtes avec des quais, des marinas, des filets de pêche et des grèves qui se perdent dans l’horizon. Le fleuve attire comme un aimant les amoureux de kayak de mer, de paddle, de voile, et de kitesurf!

Les nombreuses îles qui parsèment le Saint-Laurent agrémentent aussi le paysage, comme on le constate du côté du parc national du Bic, où la mer et les montagnes se côtoient. Des îles accessibles au public, comme l’île Verte, l’île du Pot à l’Eau-de-Vie, l’île aux Lièvres et l’île Saint-Barnabé, offrent aussi un décor sublime, notamment avec un point de vue nouveau sur la rive. 

Les terres agricoles, avec les grands champs dorés, les bâtiments de ferme et les animaux dans les pâturages apportent un aspect bucolique à ce road trip. C’est aussi le cas des charmants petits villages que l’on croise, dans le secteur du Kamouraska par exemple.

En s’éloignant du Saint-Laurent, vers le haut-pays, des forêts centenaires, croisées de rivières et de lacs apparaissent. On a droit à un bon aperçu de ce décor au parc national du Témiscouata, qui abrite le 2e plus grand lac au sud du Saint-Laurent!

Et le clou du spectacle vous demandez-vous? Assurément les couchers de soleil! La région est reconnue pour la beauté de cette scène de fin de journée, où le soleil disparaît sur l’eau, égayant le ciel de couleurs éclatantes. Émotions garanties!

Son histoire

De nombreux lieux témoignent de la présence ancestrale des Premières Nations au Bas-Saint-Laurent. Des Iroquoiens, des Innus et des Micmacs fréquentaient de façon saisonnière le littoral sud du fleuve, mais ce sont surtout les Malécites, des chasseurs-cueilleurs, qui s’y installeront. On parle d’une occupation du territoire qui remonte à 10 000 ans!

La colonisation de la région se fait lentement pendant le Régime français, malgré la présence de quelques seigneuries. C’est sous l’ère britannique, au 19e siècle, que la population bas-laurentienne croît significativement, entre autres avec l’exploitation forestière. À l’époque, les hommes pratiquent la drave, une activité périlleuse qui consiste à transporter des billots de bois sur la rivière.

Le développement du réseau routier et du chemin de fer contribue également à l’occupation du territoire, en plus de faire apparaître le tourisme. Il s’agit surtout au départ d’une élite anglophone qui fréquente les plages du coin et qui se fait des bains de mer. Certains s’installent dans la région et font construire de magnifiques villas qu’on peut encore observer à Cacouna, à Rivière-du-Loup et à Notre-Dame-du-Portage, par exemple.

La mer est au cœur de bien des contes, des légendes et des chansons du Bas-du-Fleuve. L’un des récits les plus funestes (et qui s’est bel et bien produit) s’y rattachant, est sans doute celui du naufrage de l’Empress of Ireland, qui sombra en 14 minutes dans la nuit du 29 mai 1914, causant la mort de 1012 personnes. On retrouve aujourd’hui des artéfacts de l’épave témoignant de cette époque du côté du Site historique maritime de la Pointe-au-Père.

C’est aussi sur ces lieux qu’on peut admirer le 2e plus haut phare du Canada! Cette sentinelle, tout comme d’autres situées sur les côtes et les îles du Bas-Saint-Laurent, fait partie intégrante de l’histoire de la région, tout en ajoutant au charme du paysage. Sur l’île Verte est d’ailleurs érigé le plus vieux phare du Québec, datant de 1809. Une autre particularité de celui-ci est qu’il a vu défiler plusieurs générations d’une même famille, des gardiens de père en fils, sur une période de 137 ans!

Toutes ces parcelles d’histoire et bien plus encore sont racontées dans bon nombre de musées et de sites historiques. Une mine d’or d’informations captivantes!

Sa faune

Chaque année, entre mai et octobre, de nombreuses baleines viennent s’alimenter dans les eaux du Saint-Laurent, en particulier dans le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent qui regorge de poissons et de plancton. Marsouins, petits rorquals et baleines à bosse font partie des 13 espèces que l’on peut observer d’un traversier, ou encore lors d’une excursion guidée en mer. En visitant les îles du Saint-Laurent, comme l’île Verte, il est aussi possible de les voir à l’horizon!

Le phoque commun et le phoque gris sont d’autres mammifères marins à admirer dans la région, mais cette fois-ci en gardant les deux pieds sur la terre ferme. Au parc national du Bic, on les voit se dorer la couenne au soleil, sur les roches, dans les secteurs de Pointe-aux-Épinettes et Anse-aux-Bouleaux-Ouest. Dans ce même parc, il n’est pas rare de croiser des cerfs de Virginie, occupés à grignoter des feuilles et des fougères.

Les ornithologues en herbe ou aguerris apprécient la destination pour la richesse de sa faune ailée et la diversité des écosystèmes qui l’abrite. L’espèce vedette : l’eider à duvet, le plus gros canard nicheur au Québec. On l’observe entre autres sur l’île aux Lièvres, où on récolte son duvet destiné à des fabricants de couettes et de vêtements de plein air. Une autre espèce, cette fois l’emblème du parc national du Lac-Témiscouata, est particulièrement fascinante. Il s’agit du pygargue à tête blanche, le plus gros oiseau de proie au Canada, qui impressionne à coup sûr en déployant ses ailes dont l’envergure atteint 2 mètres!

D’autres espèces animales peuvent se dévoiler à nous, peu importe le milieu naturel dans lequel on se trouve. Il suffit de rester attentif à l’environnement qui nous entoure!

Ses saveurs

Le Bas-Saint-Laurent est reconnu comme un terreau fertile où les producteurs, les chefs et les artisans gourmands s’inspirent de ce que la région a à offrir et mettent à profit leur passion pour le bonheur de nos papilles. Une multitude de bons restaurants, fromageries, boulangeries, poissonneries et autres parsèment la route et réservent de belles découvertes.

La proximité avec le Saint-Laurent influence bien sûr la cuisine locale, que ce soit avec le crabe des neiges, les oursins, les poissons fumés, les anguilles, mais aussi les algues et les plantes que l’on cueille en bord de mer.

Le milieu forestier s’inscrit également dans l’éventail de saveurs, à commencer par les produits de l’érable. Le Bas-Saint-Laurent est en fait la deuxième région productrice de sirop d’érable en importance au Québec! Le Domaine Acer, au Témiscouata, exploite d’ailleurs cette ressource d’une manière inédite, en faisant fermenter la sève d'érable en boissons alcoolisées, déclinées en blanc, mousseux, apéritif et digestif. La forêt bas-laurentienne est un grand garde-manger renfermant plusieurs plantes sauvages comestibles et, bien sûr, une belle variété de champignons à cueillir.

Toutes ces saveurs inspirent aussi les microbrasseries, les distilleries et les vignobles qu’on voit de plus en plus apparaître sur le territoire et qui développent des produits fort originaux.

Quelques informations en vrac

Superficie : 18 424 km2 (Plus de deux fois la taille de la Corse)

Langues parlées : Le français est la langue principale

Nombre d’habitants :  147 826 habitants

Heure : Comme la majeure partie du Québec, le Bas-Saint-Laurent suit l'heure normale de l'Est (HNE)

Qui peut rester indifférent devant toute cette richesse naturelle et culturelle, et cette pléiade de panoramas? On dit du Bas-Saint-Laurent que c’est une réserve mondiale de bon temps, et on ne peut pas être plus en accord!

Auteur Marie-Eve Lagacé

Gaspésienne d’origine, Marie-Eve Lagacé adore l’écriture autant que son coin de pays! Imaginez la joie qu’elle ressent alors qu’elle peut combiner les deux en tant que responsable du blogue du Québec maritime! Ses sujets de prédilection? Les gens, la culture locale et les trésors insoupçonnés, voire insolites, que cachent nos régions. Bien qu’elle soit plus du type à relaxer avec un petit café et un bon livre, elle aime aussi se balader à la découverte de nouveaux paysages, ou encore nager avec les saumons de la rivière Matapédia!

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